A l'occasion d'un deuxième tour de table, Financial
Innovative Technology (FIT), société française
qui développe la plate-forme d'information financière
Traderforce, a levé 4,2 millions d'euros auprès de deux
sociétés de capital développement rattachées
à des groupes bancaires, Crédit Lyonnais Private Equity
et BNP Paribas e-Cube.
En 2000, en guise d'amorçage, la société, dirigée
par Jean-Michel Blanco, avait réalisé un premier tour
de table de 5,6 millions d'euros avec la participation de Crédit
Agricole Indosuez. Désormais, le capital de la société
se répartit de manière quasi-équitable entre
ses quatre grands actionnaires : les trois fonds d'un côté,
et les salariés de FIT (30 collaborateurs) de l'autre. Cette
nouvelle levée de fonds devrait servir à accompagner
les efforts de promotion de la plate-forme technologique de FIT à
l'international, en premier lieu dans la zone francophone.
Depuis quatre ans, FIT est parvenue discrètement à s'imposer
dans l'univers des plates-formes d'information financière.
Entre 1999-2001, la société s'est concentrée
sur les aspects R&D en fédérant des données
financières brutes en provenance de fournisseurs comme I/B/E/S
(analystes institutionnels), WorldVest Base (rapports annuels), Dow
Jones Newswire et AFX News (fils d'information). "Par expérience,
nous savons que les PC des salles de marché fonctionnent avec
plusieurs types d'applicatifs gourmands, explique Jean-Michel Blanco,
PDG de FIT. Avec Traderforce, nous avons donc cherché à
développer un outil consommant très peu de ressources
machines." Pour se faire, l'éditeur à privilégier
un environnement ASP.
Trois versions de l'outil (Premium, Monitor et Screener) sont aujourd'hui
proposées. Ces versions fonctionnent sur différents
types de technologies d'accès, allant de la liaison spécialisée
à la connexion Internet classique. Pour disposer d'un service
standard, il faut compter entre 200 et 500 euros hors taxe par login
distribué.
Traderforce s'adresse principalement aux établissements disposant
d'un parc informatique dispersé, comme les banques privées
qui sont, justement, les principaux actionnaires de l'éditeur.
Un créneau qui permet à FIT de se placer dans un champ
concurrentiel où évoluent des acteurs très hétéroclites
comme Boursorama (avec des produits légers) ou Reuters (dans
des produits complexes). Actuellement, FIT affiche une trentaine de
références dans le monde de la banque (Lazard, BNP Paribas,
Rothschild, Natexis...). "Si j'avais deux avantages Traderforce
à mettre en avant, ce serait la modularité de l'offre
et son aspect nomade", souligne Jean-Michel Blanco. La société
ne communique pas sur son chiffre d'affaires. Elle a l'ambition d'atteindre
le point d'équilibre d'ici la fin du premier trimestre 2004.
Dès aujourd'hui, mardi, FIT devrait mettre en ligne une nouvelle
version de son site Internet corporate sur l'URL Traderforce.com.
Philippe Guerrier |